• Arte

Stars de l'immobilier post-Covid, les maisons séduisent moins

L'offre de maison augmente surtout en Ile-de-France, en Pays de la Loire, en Bretagne et dans le Grand Est, selon la plateforme Internet Bien'ici. La demande, elle, est en baisse presque partout, essentiellement dans le Centre-Val de Loire, en région parisienne et en Occitanie.


Les maisons, stars de l'immobilier post-Covid, tombent de leur piédestal. Selon la plateforme Bien'ici, dans un marché de l'immobilier résidentiel ancien qui ralentit depuis quelques mois, la baisse de la demande est plus importante pour les maisons que pour les appartements. Leurs prix avaient grimpé plus vite encore que ceux des appartements, l'heure est à la régulation.


La crise énergétique pousse les Français à revoir leurs arbitrages : un appartement moins difficile à chauffer, en zone urbaine, devient plus attractif qu'une maison un peu éloignée des transports en commun. Dans « un contexte géopolitique et économique moins rassurant, les ménages sont beaucoup plus rationnels dans leurs choix », note Régis Sébille, expert données chez Bien'ici.


Détente en Ile-de-France


L'évolution de la demande de maisons - comme celle de l'offre - varie assez fortement selon les régions. En Ile-de-France, où les maisons à vendre se faisaient rares il y a encore quelques mois, l'offre a augmenté de 48,3 % sur la plateforme au troisième trimestre 2022, comparé au troisième trimestre 2021. En parallèle, la demande, qui avait explosé après les confinements liés à la pandémie de Covid-19, a reculé de 19,1 %.


L'indicateur de tension en région parisienne (le rapport offre-demande) est ainsi en recul de 45,5 %. Le niveau de détente le plus fort enregistré parmi toutes les régions françaises, juste devant les Pays de la Loire (-38 %), le Centre-Val de Loire (-32 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (-28,2 %).


Des pénuries de maisons étaient aussi observées l'an dernier en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine, parce que « tout le monde voulait aller dans l'Ouest », note Régis Sébille. L'offre y a grimpé respectivement de 33,5 %, 36,5 % et 24,8 % au troisième trimestre 2022. La demande a continué d'augmenter légèrement en Bretagne (+4,5 %), quand elle est en baisse en Pays de la Loire (-15,3 %) et en Nouvelle-Aquitaine (-13,3 %).


Hausse du temps de diffusion


En Provence-Alpes-Côte d'Azur où la demande de maisons reste globalement très forte, une baisse de 24,2 % est tout de même enregistrée. Mais l'offre est encore en recul, de 3,3 %. En région Rhône-Alpes, les maisons qui ont bénéficié d'un certain attrait dans la zone rurale entre Lyon et Clermont-Ferrand avec la crise sanitaire, sont moins demandées.


Presque partout, le temps de diffusion des annonces immobilières a tendance à s'allonger : jusqu'à +7,5 jours en Bretagne, dans les Hauts-de-France en en Normandie. Signe que les acquéreurs prennent un peu plus de temps pour se décider. En outre, certains biens reviennent sur le marché du fait de refus de prêts.


Quand un bien rare est disponible sur le marché, il continue à partir très vite.


« En réalité, 30 % des biens partent rapidement, en un mois environ. 70 % en un peu plus longtemps. Et c'est sur ces annonces-là que le temps s'allonge. Quand un bien rare est disponible sur le marché, il continue à partir très vite », note l'expert.

Malgré cette nouvelle donne, les prix moyens au mètre carré restent orientés à la hausse. Avec en particulier une augmentation de 13,8 % en Bretagne, de 13,5 % en Nouvelle-Aquitaine, de 13 % en Pays de la Loire, ou de 12,5 % dans le Grand Est. C'est en Ile-de-France (+2,5 %) et en PACA (+5,2 %) que les hausses sont les plus limitées, mais les prix y avaient déjà beaucoup grimpé.


https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/stars-de-limmobilier-post-covid-les-maisons-seduisent-moins-1874928

0 vue0 commentaire