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Le marché immobilier reste dynamique malgré un ralentissement


La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) vient de publier son baromètre mensuel de l’immobilier. Si sur les 12 derniers mois le nombre de transaction baisse légèrement, le marché conserve toutefois une certaine dynamique. Mais la conjoncture actuelle et l’augmentation des taux de crédits menacent la capacité d’achat des ménages.


Le marché de l’immobilier en France semble ralentir. Sur les 12 derniers mois, le nombre de transactions s’érode légèrement, un peu en dessous de 1 200 000 ventes. D’après le baromètre mensuel de la Fédération Nationale de l'Immobilier, ce nombre reste toutefois en légère hausse sur un an à fin juin 2022.

Cette tendance peut s’expliquer par la hausse des taux des crédits immobiliers, qui entraîne une augmentation ralentie des prix. En effet, ces derniers sont en hausse de +6,7 %, sur un an, au 1er octobre, contre +8,2 % début avril. Le prix des maisons augmente de +8,5 % en France. Il n’y a qu’à Paris que les prix baissent (-2,7 %). La hausse des prix est plus importante en province (+7,8 %) que dans les grandes villes de province (+3,6 %) et la banlieue parisienne (+2,4 %). Cette tendance s’explique par la crise sanitaire, qui a éloigné la plupart des Français des grandes villes, au profit des villes moyennes, petites ou rurales. L’inflation et la hausse des taux de crédit menace la capacité d’achat des Français Le marché du logement, très dynamique depuis 2016, est soutenu notamment par une forte baisse des taux d’intérêt et de crédit. La crise sanitaire a également joué son rôle dans cette dynamique. En effet, l’arrêt total ou partiel du pays pendant les différents confinements a permis à bon nombre de ménages d’épargner massivement. Conséquence, le nombre de transactions a fortement augmenté sur la période, atteignant un record absolu en 2021, avec près de 1 200 000 ventes de logements. Les prix sont ensuite repartis à la hausse.

À l’échelle nationale, la capacité d’achat immobilière des ménages reste élevée, notamment grâce aux taux encore relativement bas des crédits et à des revenus des ménages en hausse régulière. Cependant, cette capacité d’achat est menacée par la hausse actuelle des taux. Dans certaines grandes villes, elle semble même atteindre ses limites. Le phénomène de métropolisation en cours durant les années 2010 n’est plus en vigueur aujourd’hui, car il a été grandement bouleversé par la crise sanitaire. Jérémy Leduc


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