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Énergie : 17% des résidences principales seraient des passoires énergétiques

À partir des diagnostics de performance énergétique (DPE), l'Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) évalue l'état des performances énergétiques du parc de logements. Le loyer des logements classés "passoires énergétiques" ne peut plus être augmenté dès août 2022.

Par La Rédaction


Les logements sont classés de A à G selon leur performance énergétique. Ceux dont l’étiquette énergétique est F ou G sont considérés comme des passoires énergétiques. © Mediaparts / Stock-adobe.com


L’Observatoire national de la rénovation énergétique (ONRE) a publié les chiffrages du parc de logements par classe de diagnostic de performance énergétique (DPE).

Il s'agit du premier compte-rendu chiffré élaboré depuis l’entrée en vigueur du nouveau DPE et la modification de la méthode de calcul en 2021.

La loi Climat et résilience d'août 2021 consacre la lutte contre les passoires énergétiques. Elle interdit la location des logements les plus énergivores, progressivement à compter de 2025. L’interdiction de la hausse des loyers des passoires thermiques s’applique dès août 2022. Les locations saisonnières à vocation touristique ne sont pas concernées.

Le diagnostic de performance énergétique (DPE)

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie des logements et, depuis 2021, leurs émissions de gaz à effet de serre. Obligatoire lors de la vente ou de la mise en location d'un logement, le DPE permet d'évaluer l'état des performances énergétiques du parc de logements. Le DPE énumère les caractéristiques du logement : sa surface, orientation, matériaux des murs, des fenêtres... Il répertorie les équipements de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement et de ventilation.

Les logements sont classés de A à G selon leur performance énergétique. Ceux dont l’étiquette énergétique est en A et B sont qualifiés de peu énergivores, alors que les étiquettes en F et G sont désignés comme des passoires énergétiques.


La performance énergétique du parc de logements

La nouvelle méthode du calcul du DPE a fait bondir le nombre de logements classés F et G, d'après les chiffres de l'ONRE.

7,2 millions de logement sont actuellement considérées comme des passoires thermiques :

  • 5,2 millions de passoires thermiques parmi les résidences principales (17% du parc) ;

  • 1,2 million de biens classés F et G parmi les résidences secondaires (32% du parc) ;

  • 0,8 million de passoires énergétiques parmi les logements vacants (27% du parc).


Les déterminants de la performance énergétique

La date de construction du logement, sa taille, sa localisation, le caractère individuel ou collectif de l’habitat et le statut d’occupation figurent parmi les caractéristiques influant sur les performances énergétiques.

Ainsi, "les logements chauffés au fioul sont 44% à être classés F ou G (...) Au contraire, les logements chauffés au gaz ou au bois et par un réseau de chaleur apparaissent plus performants énergétiquement (respectivement 12% et 13% d'étiquettes F et G)", selon l'ONRE.

Par ailleurs, "les logements les plus petits sont les plus énergivores" : près de 34% des logements de moins de 30m2 ont une étiquette F ou G, contre 13% des habitations de plus de 100m2.

Les passoires énergétiques sont plus nombreuses parmi les maisons individuelles que parmi les habitats collectifs, et dans le parc privé que dans le parc social.

La part des passoires énergétiques parmi les résidences principales varie selon les départements. "Elle est la plus faible dans les départements proches de l’arc méditerranéen et en Corse ou au sud de la façade atlantique (...) Elle est à l’inverse la plus élevée dans certains départements ruraux et/ou montagneux (plus de 30% dans le Cantal, la Creuse et la Nièvre) et à Paris."


https://www.vie-publique.fr/en-bref/285937-bilan-dpe-17-des-logements-classes-passoires-energetiques

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