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Conseil de défense de l'énergie : la pression sur les ménage

Dernière mise à jour : 7 févr. 2023

Alors que le premier Conseil de défense de l'énergie s'achève ce matin à l'Elysée, le gouvernement est sur le point de faire marche arrière et de donner plus de pouvoir aux ménages, promettant d'augmenter les factures au début de l'année prochaine.

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Emmanuel Macron se réunira à l'Elysée ce vendredi 2 septembre, en Conseil de défense, qui évaluera les approvisionnements en gaz et en électricité et examinera différents scénarios pour faire des économies et éviter les pénuries.


Le gouvernement pourrait le faire en faisant pression sur les ménages plutôt que sur les entreprises. Le changement de rythme est rapide, et le premier ministre exige à nouveau lundi devant le Medef que les entreprises réduisent leur consommation de gaz et d'électricité sous peine de restrictions.


Les entreprises doivent être sobres (c'est dans leur intérêt de toute façon), mais les ménages aussi. Et nous entendons de plus en plus cette conversation. On va nous res-pon-sa-bi-li-ser.


Un effet de levier


C'est ce qu'on appelle «l'effet de levier» en économie. Si 30 millions de ménages dans un pays font de petits gestes pour dépenser moins, cela a un impact plus important et est meilleur pour l'économie que de couper le pouvoir des grandes entreprises.


C'est prouvé. Si les ménages sont stressés, c'est aussi fort que si les entreprises réduisaient leur production. Quand tout le monde joue. Faisons une simulation ensemble. Si nous baissons tous (ensemble) la température de notre maison de 2 degrés cet hiver, nous consommerons 1 ° de gaz en moins. Nous importons presque la même quantité de gaz russe chaque année. Cela correspond à 5 milliards d'euros de production industrielle. Porter un pull empêche l'industrie française de réduire sa production de 5 milliards.


En économisant de l'argent, nous protégeons essentiellement nos emplois. Et dire cela, ce n'est pas soutenir sans vergogne le grand capital. Ici, après quelques jours : 1 600 ouvriers des cristalleries d'Arques sont au chômage partiel pour réduire la production et donc les factures énergétiques. Aussi Duralex. L'industrie du verre consomme beaucoup de gaz. L'aciérie d'Ascometal fermera ses portes pendant trois semaines en décembre. Le président de l'ANIA, qui représente l'industrie agro-alimentaire, s'est exprimé cette semaine sur une entreprise industrielle de découpe à froid dont la facture de gaz est passée de 2 millions l'an dernier à 6 millions cette année et 1 millions l'an prochain. Les conséquences économiques et sociales pourraient être désastreuses dans les mois à venir si nous affaiblissions trop notre structure industrielle.


Le gouvernement ne peut pas nous forcer à éteindre le chauffage et à économiser de l'argent à la maison. Mais cela peut nous faire prendre conscience des problèmes. C'est ce qu'on appelle un « signal prix » dans le jargon ministériel.


A partir de janvier, factures vont augmenter. Mettre fin à la remise sur le carburant. Bref, taper sur le porte-monnaie nous incite à devenir plus frugal. Un foyer qui se chauffe au gaz et baisse la température de 2 degrés économise en moyenne 160 euros par an. Cela peut nous inspirer à devenir de bons citoyens !


Cependant, les entreprises essaient. Mais à l'issue du Conseil de défense d'aujourd'hui, nous pourrions les inciter à économiser l'énergie, ce qui en soi n'affecte pas la production.


Par exemple, une source à Bercy m'a dit qu'on pourrait inciter les entreprises à recourir systématiquement au télétravail le vendredi ou le lundi pour réduire significativement le chauffage pendant trois jours consécutifs sans affecter les travailleurs. C'est la piste. L'expérience avec le COVID et l'accouchement peut nous aider, c'est tout !



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